DOCUMENT DE CAPITALISATION:  »PROJET JEUNES ET CITOYENNETE ACTIVITE : RENFORCER LES CAPACITES DES JEUNES EN CITOYENNETE ACTIVE ET DEMOCRATIE »



Après vingt (20) ans d’exercices démocratiques, le Mali a été frappé par une crise sociopolitique et sécuritaire sans précédent. Des efforts fournis par les politiques, la société civile et surtout les partenaires, ont permis une sortie glorieuse après les élections présidentielles de 2013. Un nouveau départ a été donc amorcé. Cette crise a mis en exergue un certain nombre de faiblesses à savoir : la mauvaise pratique de la gouvernance.  le manque d’engagement citoyen lié au problème de leadership, la méconnaissance des institutions de la République (rôle et fonction)  Etc. C’est ainsi que AJCAD a initié u projet à l’endroit de la jeunesse.  L’objectif global du projet est de favoriser  la participation citoyenne des jeunes aux élections  et à la vie de la cité. De manière spécifique le projet vise à : Informer, former et sensibiliser les jeunes sur des thématiques essentielles à la citoyenneté.Cet objectif renferme la mise en œuvre d’un certain nombre d’activités phare à savoir : l’élaboration des modules ou support qui seront utilisés dans les différentes sessions de formation. Il s’agira de former les jeunes,  sur les thématiques comme : citoyenneté – décentralisation – connaissance des institutions de la  République – contrôle citoyen de l’action publique.  A travers la mise en œuvre de ce projet, il s’agit de favoriser l’engagement citoyen des jeunes, leur participation massive aux élections communales et à l’émergence de la cité, à travers le renforcement de leur capacité technique. Ainsi, le projet se veut un projet mobilisateur des jeunes autour des valeurs de : la citoyenneté, du contrôle citoyen, la bonne gouvernance.  

Témoignage d’un directeur d’école de Ségou sur l’éducation à la citoyenneté « L’approche par le jeu a pour avantage de susciter une implication active des participants aux animations éducatives sur la citoyenneté. Acteurs de leur propre formation, les participants représentent facilement leurs réactions citoyennes quotidiennes dans de nombreuses situations et réalisent  la maladresse de certaines de leurs actions citoyennes. Cette approche a également pour avantage de toucher aux différents types de savoir (cognitif, affectif et psychomoteur) de façon ludique et collective. Pratique qui rentre entièrement en phase avec les formes traditionnelles d’éducation à la citoyenneté en Afrique où les actions éducatives étaient construites dans le mouvement, l’imaginaire et l’interaction dans le groupe. La pratique des jeux étant commune à toutes les sociétés et à tous les âges, l’approche par le jeu permet une interaction culturelle et inter générationnelle de façon horizontale et ainsi une mutualisation des connaissances sans relation maître élève. L’expérimentation de cette approche dans les communes, a permis de développer une dimension  éducation populaire .  La pratique de cette approche est certes encore trop nouvelle pour évaluer tout l’impact et la portée de ce mode d’éducation à la citoyenneté sur le développement local et l’engagement des jeunes au niveau des localités comme acteur de changement social, mais une chose est sûre: Aux pratiques éducatives bien pensées, la valeur n’attend point le nombre des années. ».  

  Leçons apprises : Les jeunes quand ils sont informés et sensibilisés peuvent être des personnes passionnées pour le thèmeLa réaction  des jeunes sont passées de réactif à actif face aux thèmes de citoyenneté La médiatisation des activités et l’utilisation des réseaux sociaux ont un effet multiplicateur très important  le taux de personnes atteintes.

  BONNE PRATIQUE : Mettre en place des réseaux de citoyens actifs, basés sur les jeunes Ces jeunes, informent et sensibilisent le reste de la communauté sur les connaissances acquises notamment sur la citoyenneté. Les capacités des jeunes à travers des ateliers ont été renforcées sur les questions de gouvernance, sur la décentralisation, le suivi budgétaire, les instruments juridiques régissant la participation politique et publique des jeunes. Ces jeunes sont devenus des leaders dans leur communauté et auprès de leurs pairs sur les problématiques de participation publique. Les jeunes sont capables d’interpeller les autorités sur la place qu’ils doivent occupés dans l’élaboration, l’exécution et le suivi des politiques publiques pour une meilleure gouvernance locale. Ce renforcement de capacités des jeunes a porté sur : (i) le plaidoyer et la participation des jeunes dans l’élaboration  des programmes de développement local ;(ii) la formation des jeunes  sur la citoyenneté active et la bonne gouvernance, sur les  enjeux de la décentralisation, le fonctionnement des institutions de la République et sur les instruments juridiques et politiques signés et ratifiés par les Mali en matière de jeunesse (charte Africaine de la jeunesse, la politique cadre de développement de la jeunesse…)