Crise au Mali, la transition malienne, objet des débats diplomatiques

Lundi le 6 février 2022, le premier ministre de la transition malienne DR. Choguel Kokala MAIGA a reçu à la primature le corps diplomatique accrédité au Mali. Le but était de leur édifier sur les orientations actuelles de la transition avec un accent sur la brouille entre les gouvernements maliens et français.

A l’entame de ses propos, il a salué la bravoure de l’armée malienne et de ses partenaires tout en rendant hommage aux victimes militaires et civiles de la crise. Dr. Maiga, a ensuite planté le décor, en situant les invités par rapport à l’objet de leurs invitations. Un rappel sur l’historique du partenariat avec la communauté internationale, la CEDEAO en passant par l’UA, a été ainsi fait. Quant à la relation avec la CEDEAO, sur laquelle, il a insisté, le PM a condamné une fois de plus, les sanctions de la CEDEAO, en réitérant les mêmes qualificatifs de « sanctions illégales et illégitimes. ». Il a poursuivi en reconnaissant les liens qui lient le Mali à la CEDEAO « je considère l’étape actuelle du Mali avec la CEDEAO, comme une brouille passagère qui peut arriver entre les membres d’une même famille. » signale le PM et d’ajouter : « ce qui nous unit à la CEDEAO est plus fort que des conjonctures politiques et transcende les fissures du moment. » a-t-il reconnu.

Le premier ministre évoque le dossier de la France  

Le compte de la CEDEAO étant soldé, le PM s’est retourné vers la France, avec laquelle, depuis un certain temps, une escalade verbale, sans précèdent, est engagée. Ce fait intervenu suite au non-respect du délai de la transition actuelle et sur un certain nombre de questions tels que : la possible présence des mercenaires russes du groupe de sécurité privée ‘’Wagner’’, l’opération Barkhane, le retrait voulu du contingent danois de la Force Takuba, par les autorités actuelles.

Depuis les propos tenus par le PM à la tribune des Nations Unies à New York où il a fait cette fameuse déclaration : « abandonner en plein vol. », depuis , la pullule a eu du mal à être avalée par Paris qui a qualifié Ces propos de : « honteux et irresponsables. ».

Selon Dr. Choguel Kokala Maiga, « la présence de Barkhane est contraire à la demande du peuple malien » et serait d’après lui « une politique machiavélique de la France contre l’avis de la population française qui n’a jamais été informée de l’agenda caché de la France qui consiste à faire la partition du Mali avec l’emploi de la force européenne de TAKUBA ».

Dans son long discours du jour, la Force Takuba, n’a d’autres plans, « que diviser le Mali car le nom de TAKUBA a tout son sens n’ayant pas été choisi au hasard, il signifie en sonrhaï et tamasheq ‘’sabre’’ » a-t-il déclaré devant le parterre de diplomate.

Ces propos, faut-il le souligner, ne s’inscrivent pas dans l’apaisement du climat diplomatique entre Paris et Bamako. Au contraire les déclarations des deux gouvernements prennent de l’ascenseur, surtout avec le l’expulsion de l’ambassadeur de la France auprès du Mali.

La situation du Mali discutée au Kremlin en Russie

Le Mali au centre des enjeux internationaux, l’accent a été mis l’autre jour, lors de la rencontre entre Moscou et Paris dont la possible existence de la société privée Wagner a été effleurée par les deux chefs d’État.

Samba Balobo BAH