Prolongation de la transition au Mali : 24 mois actés par le Mali en attendant le 03 juillet

A l’issue de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’étaient réunies en session extraordinaire, le 04 juin 2022 à Accra. Les attentes ont été déçues du coté malien même si l’espoir est de nouveau porté sur le prochain sommet prévu le 03 juillet prochain. En attendant le gouvernement malien a acté et officialisé par décret, les 24 mois proposés lors des dernières négociations, lesquels prennent effet à partir du 26 mars 2022.

La session extraordinaire des Chefs d’Etats et de Gouvernement a examiné le rapport présenté par Goodluck JONATHAN sur la situation au Mali.

La Conférence a admiré, les efforts déployés par le Médiateur de la CEDEAO pour l’obtention d’un chronogramme raisonnable et nette à assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel au Mali. Tout en invitant le Médiateur au Mali à redoubler d’efforts enfin de finaliser la discussion avec les Autorités de la Transition. Elle a décidé néanmoins, de maintenir les sanctions imposées sur le Mali.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Abdoulaye DIOP a dévoilé au sortir, avoir fait un partage au nom du chef d’Etat sur quelques informations pertinentes notamment la situation sécuritaire, économique et particulièrement sur le déroulement de la Transition. Il était accompagné pour la circonstance, de son homologue, de l’économie et des finances.  « Nous n’avons pas directement pris part au sommet, mais la conclusion partagée est appréciable et nous félicitons le Médiateur pour la qualité du rapport présenté. Ce Rapport basé sur des propositions faites par le gouvernement Malien est relatif à la durée de la Transition proposée par le gouvernement pour une durée de 24 mois, cette proposition a été favorablement reçue. » a-t-il laissé entendre après le sommet.

Selon lui toujours, l’objectif était une levée immédiate des sanctions, mais le besoin d’éléments complémentaires sur les détails du chronogramme et du mécanisme conjoint de suivi déjà disponible au niveau du gouvernement Malien fait défaut, la levée des sanctions dépend donc de ces détails attendus par les chefs d’états pour le prochain Sommet prévu le 3 juillet, a-t-il poursuivi.

Le lendemain du sommet d’Accra, le gouvernement a annoncé, à travers un communiqué officiel, le décret actant la durée de la prorogation de 24 mois à partir du 26 mars 202.

L’implication du président Togolais saluée

La majorité des chefs d’États se sont prononcés favorablement sur la proposition, le ministre a salué particulièrement, l’action discrète et efficace du Président de la république Togolaise pour son soutien indéfectible au travail du Médiateur pour arriver à ce résultat.

Une idée sur le contenu du futur chronogramme

Il a informé également de la mise à disposition du chronogramme dans un meilleur délai avant de lever le voile sur le contenu de celui-ci, lequel, selon ses dires, est axé sur la réforme du système électoral, l’organisation des différents scrutins, l’organisation de l’élection législative qui doit être couronnée par l’organisation de l’élection présidentielle à la fin de la transition.

Ce sommet qui était celui de tous les espoirs n’a pas répondu aux attentes mais, il reste évident que les indicateurs promettent une levée des sanctions lors du prochain réunion des présidents de l’organisation sous-régionale.

Maimouna SANGARE