Deuxième communiqué du consortium des OSC pour des reformes profondes au Mali

SITUATION POLITIQUE AU MALI

Le Consortium des OSC pose la problématique de l’efficience des partis politiques et propose des pistes de sortie de crise

Le Consortium des OSC pour des réformes profondes au Mali, regroupant pour le moment, AJCAD, l’Observatoire pour les élections et la Bonne Gouvernance et la Communauté des Blogueurs du Mali (Doniblog) était face aux hommes de médias, ce samedi 29 Août 2020, à la Maison de la presse pour partager leur point de vue sur la crise de gouvernance qui a conduit à l’irruption des militaires sur la scène politique et de proposer quelques pistes de solutions de sortie de crise.

Depuis le coup d’état du 18 Aout 2020, le consortium des OSC pour des reformes profondes au Mali est à pied œuvre pour doter le Mali des institutions fortes et des cadres juridiques permettant à notre pays des coups d’état cycliques. Ils étaient face à la presse le samedi du 29 Aout 20202, pour partager leur second communiqué contenant des griefs à l’endroit des partis politiques et des propositions de sortie de crise.

Au présidium, AJCAD était représentée par Fousseini Diop, Responsable Plaidoyer et Mobilisation sociale, Doniblog  par Abdoulaye Guindo et l’Observatoire par Dr. Ibrahima Sangho. 

Dans leur déclaration, Dr. Ibrahim Sangho, a posé la problématique de l’efficience des partis politiques  dans la démocratie multipartite.  A l’en croire, les partis politiques ne jouent pas pleinement leur rôle  dans le jeu démocratique malgré  qu’ils bénéficient l’Aide publique annuelle  octroyée à eux par  l’État.  « De 2001 à 2018, les partis politiques de la majorité et de l’opposition ont reçu plus de  27 milliards « , a-t-il déclaré , regrettant  par ailleurs  qu’ils font passer sous silence plusieurs articles de la Charte des partis politiques dont la plus emblématique l’article 36  qui stipule que  » les partis politiques ont l’obligation d’assurer la formation civique de leur membres, en conformité avec les principes moraux et sociaux aptes à forger des citoyens conscients de leur devoir envers la collectivité. 

De son côté, Fousseini Diop, Responsable Plaidoyer et Mobilisation sociale de l’AJCAD, a estimé que les militaires n’ont pas assez de légitimité et que la seule voie de l’exercice du pouvoir politique dans un régime démocratique c’est par les urnes. Il a aussi invité les militaires à revoir la forme de leur invitation aux forces vives et de faire en sorte que les représentants légitimes de toutes les sensibilités soient là pour discuter la feuille de route de la transition. 

Abdoulaye Guindo, pour sa part, a rappelé que le consortium est favorable à une transition d’une année et que les civils notamment des technocrates doivent la conduire par ce qu’ils n’ont pas d’agenda politique. 

Quelques réformes ci-après ont été rappelées : Création d’un organe unique de gestion des élections, la révision des modalités de désignation des membres de la Cour Constitutionnelle ;  promotion du débat entre les candidats ; l’amélioration de l’état civil ;  le plafonnement des dépenses des partis politiques lors de la campagne ; l’Appui conséquent aux OSC intervenant sur la sensibilisation, la bonne gouvernance, la citoyenneté etc…

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