Jeunes citoyens Actifs : « …Grâce à l’AJCAD, le paiement des TDRL a considérablement augmenté dans ma commune »

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A la suite de l’étape de Bamako, la huitième phase des sessions de renforcement des capacités des 1000 leaders des 200 CLAC de l’AJCAD s’est achevé à Koulikoro avec 80 leaders outillés en gouvernance, démocratie, leadership et en citoyenneté. Cet atelier qui s’est déroulé du 20 au 21 octobre 2021 dans la salle de conférence de la Direction Régionale de l’Industrie de la ville a enregistré la présence du représentant du Maire de la commune urbaine de la cité du Meguetan, Monsieur Aly Moussa Tamboura qui a témoigné de l’apport du CLAC de Koulikoro dans l’augmentation des ressources de la mairie.

Au Mali plus de 70 pourcents de la population a moins de 35 ans selon des statistiques officielles. C’est fort de ce constat que l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie, AJCAD-MALI en partenariat avec l’Ambassade Royale du Danemark a initié depuis début septembre 2021, une série de formation à l’endroit de 1000 leaders des Clubs d’Action Citoyenne implantés dans 200 communes sur les 703 communes du Mali.

Ce renforcement des jeunes qui se situe dans le cadre du projet Jeunes Citoyens Actifs en cours d’exécution depuis plus de trois ans (depuis 2018) ambitionne de faire de la couche juvénile malienne, un moteur de changement du niveau local au niveau national. D’ailleurs, Ce pari est en passe d’être effectif car les autorités locales sentent déjà l’impact des CLAC à travers, notamment, les sensibilisations pour le paiement des taxes de développement régional et local. Selon le témoignage du troisième adjoint au maire de Koulikoro, la citoyenneté active est en marche à Koulikoro « je suis véritablement comblé et fier d’accueillir cette formation dans ma commune. L’incitation des jeunes à la citoyenneté active dont fait preuve l’AJCAD est encourageant et perceptible. Je suis témoin de la mise en place du CLAC de l’AJCAD ici à Koulikoro et depuis, le paiement des TDRL a considérablement augmenté » témoigne, l’élu local Aly Moussa Tamboura.

Un rendez-vous du donner et du recevoir

Les spécialistes en renforcement des capacités de l’AJCAD ont utilisé comme dans les précédentes sessions (Sikasso, Koutiala, Kati, Mopti, Ségou, Bamako et Koulikoro) une méthodologie assez participative et interactive avec comme principale langue de communication, le Bambara, la langue nationale. Ce qui a fortement éveillé la curiosité de ces jeunes qui affichent un intérêt particulier aux modules enseignés. « Ces deux jours de formation ont été assez dynamique et participative et l’objectif était de stimuler chez les jeunes l’engagement à travers la compréhension des mécanismes de fonctionnement et de gestion des communes afin d’être des facteurs de changement dans leurs communes » Explique Fousseyni Diop, Responsable Gouvernance et Engagement Civique de l’AJCAD.

A noter qu’en plus des thématiques générales, des sous-thèmes ont également été abordés au cours de l’activité à savoir : les élections, la gouvernance locale, le contrôle citoyen et les modes de saisines du Bureau d’Assistance et Plaidoyer Citoyen, BAPC, un département de l’AJCAD chargé de faciliter aux usagers de l’administration, l’accès aux documents administratifs, la lutte contre la corruption et les violences basées sur le genre. Les jeunes participants, sur chacune des questions débattues ont réagi et donner leurs avis et contributions. 

Des participants redevables

Les quarante-huit heures qu’ont durées cette session ont été plus que bénéfiques pour ces leaders. « La formation a été plus que bénéfique pour moi, j’ai appris de chacun des 80 participants venus de 16 communes de Koulikoro, Banamba, Kangaba, Doumba etc. ce que j’ai surtout retenu, c’est les caractéristiques de la citoyenneté et les comportements reconnus chez un citoyen model » restitue Fanta Doumbia, du CLAC de Koulikoro. Même satisfecit pour Cheick Diakité pour qui la session a été l’occasion de nouvelles découvertes « j’ai sérieusement appris au cours de cette formation, j’ai compris que payer les TDRL est un devoir citoyen que tout le monde doit accomplir pour amorcer le développement communal » reconnait-il.

Pour sa part, Mariam Diane du CLAC de Karan, affirme avoir « changé d’approche dans sa façon de comprendre la démocratie grâce à cette formation », elle, y compris les autres bénéficiaires de la formation de deux jours, promettent de procéder a des restitutions grand public à leur retour dans leurs localités.

Précisons que des prises d’engagement ainsi que des plans d’actions ont été formulés durant cette formation sur les questions développées par chaque commune représentée. Ils portent sur des actions de mobilisation citoyenne essentiellement.