Note trimestrielle de la MUNISMA :’’ Les violations imputables aux FDSM ont, quant à elles, enregistré une hausse exponentielle…’’

La Note trimestrielle de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’homme au Mali du trimestre janvier-février-mars 2022 publiée le 30 mai dernier est accablante.  

Cette note trimestrielle a pris en compte la période comprise entre le 1er janvier et le 31 mars 2022, elle est la conclusion de 449 incidents sécuritaires documentés notamment dans les régions du centre (233 incidents, y compris 74 incidents pour la région de Ségou), Gao (86), Tombouctou (69) et Ménaka (37).

Ce document de 15 pages, révèle également qu’au total, 812 civils (543 tués, 107 enlevés/disparus, 107 blessés et 55 illégalement détenus) ont été directement affectés par les actes de violence. Ces données représentent une augmentation de 151 pour cent comparativement au trimestre précédent (323 civils affectés, dont 128 tués, 80 enlevés/disparus et 115 blessés), souligne-t-il. La catégorie des personnes tuées est celle qui a enregistré la plus forte augmentation (324 pour cent) poursuit, le résultat de l’enquête.

Elle précise que la grande majorité des victimes sont des hommes (484) suivis de femmes (35) et d’enfants (24).

Du point de vue géographique, la majorité des actes de violence contre les civils est intervenue dans les régions du centre pourrait-on lire dans le document.

Les violations imputables aux FDSM ont, quant à elles, enregistré une hausse exponentielle en passant de 31 entre la période d’octobre à décembre 2021 à 320 pendant la période couverte par cette note.  

Selon le document toujours, La mise en œuvre de l’Accord de paix n’a guère progressé pendant la période considérée. Aucune avancée tangible n’a été enregistrée sur le plan de la sécurité, notamment en ce qui concerne la finalisation du processus accéléré de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et le lancement du DDR global.

Par Sory Ibrahim Maiga.