Débat : les DSSR au cœur de ‘’Questions d’actualité’’ de l’ORTM1

L’organisation Conseils et Appui pour l’Education à la Base (CAEB)en partenariat avec ORTM1 a organisé une émission débat sur les DSSR dans le cadre de son programme Djigiya financé par le Royaume des Pays-Bas. C’était ce Mardi 21 juin 2022 au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) en présence du Directeur National de l’office National de la Santé de la Reproduction ONASR, M. Boubacar DIARRA président du réseau des jeunes ambassadeurs en santé de la reproduction. Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme Jeunes Leaders Santé De La Reproduction Des Adolescents Et Des Jeunes Au Mali (JL/SRAJ-JIGIYA)

Djigiya est un programme sur la santé de la reproduction basé à Ségou, Mopti et Koulikoro, il a pour objectif de promouvoir la santé reproductive des jeunes pour la prise de décisions responsables. La capacitation des jeunes et leur autonomisation sont des axes d’interventions du projet initiateur de ce cadre d’échange. Sa stratégie c’est l’intensification de l’information saine et appropriée des adolescents et jeunes sur la SRAJ, l’accroissement de l’accès des jeunes et adolescents aux services conviviaux, le plaidoyer pour la promotion du dialogue social, le renforcement des capacités et aptitudes des jeunes pour un plus grand leadership dans la promotion des SRAJ.

Ce débat d’une durée d’une heure, a été l’occasion pour les débatteurs de faire l’État des lieux au Mali de l’accès aux services de la sante. Ainsi, ‘Au Mali, 60% des jeunes 40% d’ado de 15 à 19ans sont victimes de mariage précoce, moins de 20% ont accès aux services de santé. Cela est dû aux barrières sociales culturelles, aux services non adaptés’’, selon Dr. Ben Haidara, Directeur National de l’ONASR.

Rôles des jeunes ambassadeurs

Lors de ce débat qui était riche en arguments, la mobilisation des jeunes ambassadeurs à travers des sensibilisations et des partages d’informations sur les questions des DSSSR a été amplement évoquée. Ceux-ci opèrent en priorisant le digital, 90% de leurs activités se font sur les réseaux sociaux ; les activités terrain sont : des causeries débats éducation, les causeries éducatives, des émissions radio, A indiqué M. Boubacar DIARRA, Président du Réseau des Jeunes Ambassadeurs en Santé de la Reproduction.

Les politiques mises en œuvre par l’état en matière de DSSR

Les efforts consentis par le gouvernement sur le sujet de la santé de la reproduction ont été également abordés lors de ce cadre d’échanges. La santé de la reproduction des jeunes et adolescents est une priorité pour l’état Malien, particulièrement, pour le Ministère de la santé, a affirmé, un intervenant. L’Etat fait des efforts et travaille d’arrache-pied pour la prise en compte des besoins des jeunes et adolescents, poursuit, un autre. La création de l’ONASR (office national de la santé de la reproduction) ainsi que celui d’un département spécial pour la DSRJA sont une véritable amélioration ont salué, les différents débatteurs. Il y a un plan décennal, Progress, un plan multisectoriel et également une prise d’engagement au niveau international, cela inclut la gratuité des produits contraceptifs.

Impact du programme Djigiya sur ses zones d’intervention

Djigiya a formé des réseaux de jeunes dans chaque commune. Grâce à elle il y a une communication établie entre Parents et enfants ainsi que l’abandon des pratiques néfastes par les leaders religieux et, il a également créé des AGR (activités génératrices de revenus) pour l’épanouissement et l’autonomisation des adolescents et jeunes.

Une ratification des textes a été faite par l’Etat, mais, elles ne sont pas entièrement appliquées. Malgré d’énormes évolutions il y a du chemin à faire en matière de DSSR, se sont accordées les débatteurs.

Maimouna SANGARE